Le ministère nigérien des Mines a annoncé, mercredi 23 septembre, la signature d’une nouvelle convention minière entre l’Etat du Niger et la société Madaouela Mining Company (MAMICO) pour relancer le projet uranifère de Madaouela, dans le nord du pays.
« La nouvelle configuration prévoit une participation de 40 % pour l’État du Niger, contre 20 % précédemment, et 60 % pour Atomic Eagle » dans la société MAMICO, précise le communiqué du ministère.
Pour rappel, un contentieux avait éclaté en juillet 2024 après le retour du permis « Madaouela I » dans le domaine public de l’État. Evoquant une « une période de différend avec l’ancien détenteur du permis », le communiqué souligne que le Niger a délibérément choisi la voie du dialogue et de la négociation pour « ouvrir une nouvelle phase fondée sur le partenariat et le développement. »
La convention prévoit entre autres, le versement d’une redevance initiale de 10 millions de dollars, le renforcement des capacités de l’administration des Mines, le développement local et la création d’environ 1 000 emplois au profit des jeunes Nigériens. Conformément aux exigences du contenu local, la priorité sera accordée aux entreprises nationales.
A travers cet accord, qui met fin à la période du conflit, le Niger dit réaffirmer une conviction selon laquelle souveraineté et investissement sont complémentaires dès lors que les intérêts nationaux sont préservés, les règles respectées et la valeur créée au bénéfice du pays.
Pour Niamey, le passage du contentieux au partenariat rappelle une vérité essentielle de l’économie internationale : si « les différends font partie de la relation, la capacité à les dépasser fait partie du partenariat. »
