La RDC souhaite une réduction des effectifs de la MONUSCO

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a demandé à l’ONU de réduire de moitié, d’ici la fin de l’année, les effectifs de la Mission de paix des Nations Unies en RDC «MONUSCO».

Le ministre congolais des affaires étrangères, Raymond Tshibanda qui a porté cette demande devant le Conseil de sécurité, à New-York, a fait part du renforcement des trois bataillons de la Force de réaction rapide congolaise, engagés contre les rebelles dans l’est du pays, par «d’autres unités». Ce qui devrait permettre, selon Tshibanda, «une prise en charge totale des besoins de sécurisation de l’Est du pays».

Pour l’heure, l’ONU n’envisage qu’une réduction de 1.700 hommes sur les quelque 20.000 que compte la Monusco, dont le mandat expire d’ailleurs fin mars. L’institution internationale conditionne la poursuite du retrait avec la situation sécuritaire sur le terrain.

Mais les autorités de Kinshasa, qui ne sont pas à leur première demande de retrait définitif des troupes de la Monusco de leur pays, se veulent rassurantes. Elles se proposent d’organiser, dans des conditions objectives, le retrait, d’ici la fin de cette année, de la moitié du contingent des casques bleus opérant en RDC, «sans la mise en cause des acquis sur les plans sécuritaire et de la stabilisation du pays».

En même temps, le régime au pouvoir ne manque pas de mettre les points sur les «i». «Nous n’avons jamais demandé un départ précipité ou désordonné (des Casques bleus) mais nous ne sommes pas prêts à transiger sur la souveraineté de notre pays», a déclaré à la presse, Raymond Tshibanda.

Quant à la tenue du scrutin présidentiel qui devrait avoir lieu en novembre prochain et pour lequel le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a affirmé, il y a deux jours, craindre un regain de violences en cas de non respect du calendrier électoral, le ministre congolais a répondu que son gouvernement ne se laisserait pas dicter des échéances par des étrangers.

L’opposition congolaise accuse le président sortant, Joseph Kabila de vouloir se maintenir au pouvoir après son deuxième mandat qui s’achève en décembre prochain.

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