Sahara: le Conseil de sécurité adopte une résolution qualifiée de « revers cinglant » pour Ban Ki-Moon

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Le Conseil de sécurité a adopté, vendredi, une résolution sur la question du Sahara dans laquelle il proroge d’une année le mandat de la Minurso sans modification de ses attributions, ce qui constitue un « revers cinglant » pour le secrétariat général accusé par le Maroc d’avoir tenté de modifier les paramètres de la mission onusienne.

Réagissant dans un communiqué au vote de ce texte par la majorité des membres du Conseil, le ministère marocain des affaires étrangères estime que la résolution « tranche avec toutes les tentatives de changement du mandat de la Minurso et de son élargissement à des missions non-convenues et à des actions étrangères à sa raison d’être ». C’est dans « le contexte de ce mandat réitéré, que la résolution appelle à la pleine fonctionnalité de la Minurso».

Point fort de la résolution, le Conseil de sécurité consacre de nouveau la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara, en qualifiant, à ce sujet, de « sérieux et crédibles » les efforts déployés par le Maroc pour aller avancer dans le processus de résolution du conflit du Sahara.
Après l’adoption de ce texte, le Maroc a annoncé qu’il poursuivrait « dans le plein respect des décisions qu’il a prises, le dialogue pour parvenir à un paquet de sortie de crise qui permette l’atténuation des dérapages graves du Secrétaire Général lors de sa visite dans la région, et la garantie du bon fonctionnement de la Minurso, essentiellement dans ses missions fondamentales de surveillance du cessez-le-feu et de déminage dans la zoneA tampon à l’Est du dispositif de défense », explique le communiqué.
D’autre part, le Conseil de sécurité appelle pour la cinquième année consécutive à l’enregistrement des populations des camps de Tindouf contrôlés par le front Polisario en Algérie. La récurrence de cet appel s’adresse particulièrement à l’Algérie en tant que pays hôte afin de permettre au HCR de procéder à l’enregistrement de ces populations, ce que l’Algérie continue de refuser depuis 40 ans.

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