La Haute Commissaire assistante chargée de la protection au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), Ruvendrini Menikdiwela a salué, lundi 09 mars, l’hospitalité exemplaire accordée par le Burkina Faso aux réfugiés et déplacés internes, indique le ministère burkinabè des Affaires étrangères dans un communiqué publié le lendemain.
En visite de travail dans ce pays d’Afrique de l’ouest, l’émissaire onusienne, accompagnée d’une délégation du HCR, a été reçue par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, entouré des représentants de départements ministériels concernés par la gestion des réfugiés.
La séance de travail a servi, à la partie onusienne, à s’imprégner des conditions de vie des réfugiés résidant sur le sol burkinabè et des personnes déplacées internes, mais aussi à reconnaitre les énormes efforts consentis par le gouvernement burkinabè, pour assurer une hospitalité légendaire et l’asile aux personnes contraintes au déplacement, selon le communiqué.
Menikdiwela s’est dite particulièrement impressionnée par l’intégration immédiate des réfugiés au sein des communautés locales, un modèle de solidarité qui surpasse celui de régions plus nanties.
« Ce qui m’a plus impressionné dès le début, c’est le fait que les réfugiés soient assimilés aux communautés hôtes dès leur arrivée sur le sol burkinabè. Ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres pays d’asile, dans d’autres régions qui sont, économiquement parlant, beaucoup plus avantageux que la région du Sahel », a-t-elle laissé entendre.
Le HCR a réitéré son plein soutien à la stratégie humanitaire burkinabè axée sur la réintégration et la cohésion sociale de toutes les populations touchées.
Le chef de la diplomatie burkinabè s’est félicité de la visite de terrain de l’émissaire du HCR, qui lui a permis de « mieux comprendre non seulement la situation du pays loin du discours de dénigrement véhiculé sur les réseaux sociaux, mais surtout de comprendre la vision du Burkina Faso sur la gestion de ces personnes vulnérables. »
D’après ses dires, le Gouvernement de Ouagadougou s’inscrit dans une dynamique où il « essaie de dissocier le faciès toujours problématique du réfugié pour essayer de le valoriser davantage en tant qu’acteur, en tant que potentiel contributeur au développement et non comme une charge supplémentaire. »
Les deux parties ont aussi discuté des défis de financement pour soutenir les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur (PDI) du pays d’accueil.
