Bénin/Pénurie d’essence : Le gouvernement exige un retour immédiat à la normale sous 48 heures

Le ministère béninois du Commerce Intérieur a tapé du poing sur la table, ce mercredi 14 octobre, face aux longues files d’attente interminables constatées ces derniers jours dans les stations-service du pays.

Lors d’une réunion d’urgence, qui a réuni l’ensemble des acteurs de la chaîne pétrolière, le Directeur de cabinet du ministre du Commerce Intérieur, Laurent Akpo, a fixé à ces opérateurs un ultimatum de 48 heures pour rétablir « la normale » et mettre un terme à la «récréation».

D’après le communiqué du ministère, face à une situation devenue intenable pour les usagers, notamment dans le nord du pays, Cotonou a «décidé de prendre ses responsabilités» afin d’endiguer une inquiétude grandissante alimentée par des pannes secrètes de pompes et des files d’attente interminables aux abords des stations-service.

Le ministère de tutelle a sommé les distributeurs et gestionnaires de stations-service de mobiliser, sans délai, toutes les ressources logistiques nécessaires pour réapprovisionner les cuves au rythme réel de la demande.

Avec ces mesures, les autorités s’attendent à ce que la tension soit totalement retombée sur l’ensemble du territoire national, d’ici quarante-huit heures.

Pour garantir ce rétablissement express, le gouvernement entend accompagner les opérateurs, en fluidifiant l’ensemble de la chaîne administrative pour accélérer les procédures, et en diminuant drastiquement les délais afin de multiplier les rotations des camions citernes.

Par ailleurs, la réunion a mis en garde contre les pratiques déloyales qui aggravent la pénurie artificielle. Le Directeur de Cabinet a fermement condamné les dérives observées à la tombée de la nuit dans certaines stations, incluant le remplissage clandestin des centaines de « bidons jaunes » pour alimenter le marché noir, au mépris total des usagers réguliers.

Alors que les équipes de contrôle sont déjà déployées sur le terrain, les autorités, qui prônent la « politique de tolérance zéro », préviennent que les opérateurs indélicats et les pompistes complices pris en flagrant délit s’exposent sans réserve aux rigueurs de la loi.

Le secteur pétrolier est désormais dos au mur et placé face à ses obligations régaliennes, conclut le communiqué qui ajoute que, pour les consommateurs, l’heure est à l’attente d’un soulagement rapide et effectif dès les prochaines heures.