La commission des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité (CAEDS) de l’Assemblée législative du Peuple du Burkina Faso a donné, lundi, son aval sur un projet de loi portant autorisation de ratification de l’Accord de l’ONU sur le droit de la mer et la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.
Défendu par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, ce projet de loi fait suite à l’accord adopté le 19 juin 2023 à New York, visant à offrir aux pays sans littoral la possibilité de participer à la gouvernance des eaux internationales afin d’assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine.
Devant les parlementaires, le Chef de la diplomatie a rappelé l’importance, pour les pays enclavés, de participer activement à la gestion de ce patrimoine commun et de travailler aux côtés des pays disposant d’un littoral pour la protection et la sauvegarde de l’écosystème, afin de réduire les aléas climatiques, selon un communiqué du ministère.
En intégrant cette convention, Ouagadougou « entend aussi renforcer sa coopération scientifique autour de cet espace et de faire en sorte que le pays profite, au même titre que les autres Etats parties, des bénéfices de cette convention », affirme le communiqué.
Selon le ministre, grâce à cet accord, le Burkina Faso bénéficiera du partage juste et équitable des bénéfices monétaires et non monétaires liés à l’exploitation des ressources de la haute mer ; ainsi que de transferts de technologies et de partage d’expériences.
Par ailleurs, les chercheurs burkinabè intégreront des programmes de recherche internationaux qui contribueront à la régulation et à l’équilibre du climat à travers la conservation de la flore et de la faune sous-marine.
Le ministre a précisé qu’à l’issue de l’étape de ratification, le gouvernement prendra des mesures concrètes pour l’identification et la constitution d’un portefeuille de projets prioritaires qui marqueront l’entrée en vigueur de cet accord dont l’internalisation au plan national est prévue pour cette année.
La CAEDS ayant validé le texte à l’unanimité, le projet de loi sera présenté à la Représentation nationale lors de sa séance plénière fixée au 10 novembre prochain, pour son adoption définitive.
