La Côte d’Ivoire et la RDC retirées officiellement de la liste grise du GAFI

Le Groupe d’action financière (GAFI) a officialisé, vendredi 30 novembre, lors de sa réunion plénière, le retrait de la Côte d’Ivoire et de la République démocratique du Congo (RDC) de sa liste de juridictions faisant l’objet d’une surveillance accrue.

Dans son communiqué faisant le point de travaux de la plénière qui s’est tenue du 28 au 30 octobre, le GAFI affirme avoir accepté de retirer ces pays « à la suite de visites sur place concluantes ».

Ces juridictions ont été félicitées pour « les progrès positifs accomplis dans la correction des carences stratégiques en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FPP) relevées lors de leurs évaluations mutuelles. »

La Côte d’Ivoire, la RDC, ainsi que la Bulgarie et Monaco, deux autres territoires sortis de la liste grise, auraient finalisé leurs plans d’action dans les délais impartis et ne seront plus soumises au contrôle renforcé du GAFI.

Le GAFI précise aussi que ces juridictions poursuivront leur collaboration avec leurs instances régionales respectives, notamment le GIABA pour la Côte d’Ivoire ainsi que le GABAC et l’ESAAMLG pour la RDC, afin de maintenir les améliorations apportées à leurs systèmes de LBC/FT/CPF.

Pour Abidjan et Kinshasa, cette sortie de la liste grise du GAFI représente un signal fort pour les investisseurs internationaux.

Le réseau mondial du GAFI compte plus de 200 juridictions et observateurs. La séance plénière a, entre autres, décidé de mettre en œuvre une série de mesures visant à renforcer son soutien aux pays à faibles capacités.

Il s’agira notamment d’adopter une approche plus adaptée aux évaluations mutuelles pour un sous-ensemble de pays en développement, d’améliorer la formation des évaluateurs pour promouvoir une approche davantage axée sur les risques, et de stimuler les échanges autour du renforcement des capacités locales.