Agriculture : Idriss Déby plaide pour la transformation locale des produits agricoles

Une quarantaine de pays africains ont engagé dernièrement à l’occasion d’un Salon africain de l’agriculture à N’Djamena au Tchad, une réflexion sur la transformation des chaînes de valeurs agricoles en Afrique pour faire face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires que connait le continent.

En ouvrant les travaux, le président tchadien Idriss Déby Itno a déclaré que «le développement de l’Afrique est la meilleure réponse aux défis économiques, climatiques et sécuritaires», assurant que «le Tchad dispose d’importantes potentialités dans le secteur agricole».

La nature a pourvu le pays des terres riches et fertiles, des terres arables estimées à 38 millions d’hectares, soit 30% du territoire national. En sus, l’eau pour le travail de la terre est abondante. Dans certaines régions du pays, l’eau se trouve même à fleur du sol», a-t-il dit.

Ce Salon, premier du genre, organisé par le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), avec l’appui du gouvernement tchadien, était placé sous le thème: «Transformation des chaînes de valeur agricoles en Afrique, face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires ».

La rencontre a vu la participation de grandes entreprises, d’associations et institutions nationales et internationales œuvrant dans le domaine des productions agro-sylvo-pastorales.

Selon les organisateurs, ce salon qui a duré quatre jours, avait pour but de créer un cadre d’échange et de partage d’expériences entre tous les acteurs, de mettre en réseau les différents acteurs de divers secteurs de production et de transformation dans le but de renforcer l’intégration et de contribuer à la fluidification des échanges commerciaux, de contribuer à réduire les barrières aux transactions régionales, d’exposer des produits de l’Agriculture, faire la promotion de l’agriculture africaine et formuler des recommandations en vue de l’institutionnalisation de ce Salon.

Une manière de pousser les chefs d’Etats Africains à valoriser le secteur afin de relever les défis actuels de développement et de lutte contre la pauvreté dans la sous-région.

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