Le gouvernement malien dissout la milice dogon «Dana Amassagou»

Les autorités maliennes ont dissous la milice dogon dénommée «Dana Amassagou», 24h après le massacre samedi 23 mars au centre du Mali, de 134 civils issus de l’ethnie peule, par des hommes armés.

«Nous avons procédé à la dissolution de la milice ‘Dana Amassagou’ pour montrer aux uns et aux autres, que la protection est et restera le monopole de l’État», a déclaré, dimanche, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maiga, qui animé un point de presse, à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire tenu après le drame de Ogassagou.

«C’est également pour inviter les forces de sécurité maliennes à faire respecter les ordres qui leur ont été donnés, à savoir l’interdiction de la circulation des véhicules à deux roues sur un certain nombre de routes, et le désarmement de toute personne non autorisé à détenir une arme. C’est un message de fermeté», a ajouté Maïga.

La décision de la dissolution de cette milice est ainsi l’une des mesures prises lors du Conseil des ministres. Les autorités de Bamako se seraient basées sur le fait que les auteurs des tueries avaient un accoutrement semblable, selon certains témoins, à celui des éléments de ladite milice.

Pourtant ses militants ont annoncé n’avoir rien à voir avec ce massacre. « Nous ne sommes pas impliqués là-dedans ni de près, ni de loin», a assuré un des porte-paroles de la milice, le Capitaine Goudienkilé, attirant l’attention sur le fait tout le monde peut se procurer la tenue des chasseurs dans la mesure où la trouve sur le marché.

«Nous avons signé un cessez-le-feu unilatéral et nous l’avons signé avec personne (…) Ces deux derniers mois beaucoup de Dogons ont été tués et personne n’en parle. Nos villages sont aussi attaqués, brûlés et des gens tués, c’est pour cela que nous avons repris les patrouilles. Ce qui est arrivé est terrible mais nous ne sommes pas responsables de ces massacres », a poursuivi le porte-parole.

Cette milice qui opère dans le centre du pays a été créée en 2018 pour assurer la sécurité des Dogons, l’une des plus fortes communautés ethniques du centre du Mali.

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