Des ministres du nouveau gouvernement sénégalais accusés de détournement de fonds

La nouvelle équipe gouvernementale au Sénégal, présentée le dimanche 7 avril, ne cesse de faire l’objet de plusieurs critiques, pointant du doigt certains membres cités dans des affaires de détournement de fonds.

Le nouveau ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop, est accusé d’un détournement portant sur 500 millions de Fcfa, pendant qu’il était directeur général de Dakar Dem Dikk (Ddd, opérateur national de transport en commun au Sénégal).

D’après les syndicalistes de la société de transport, Diop n’aurait pas versé des cotisations du personnel destinées à l’Institution de prévoyance maladie (IPM).

Avant Dame Diop, les regards étaient tournés vers le ministre de l’enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hann, accusé de mauvaise gestion alors qu’il était à la tête du Centre des œuvres universitaires de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Selon la presse locale, ce centre a été épinglé à maintes reprises, lorsqu’il était sous la houlette de Cheikh Oumar, par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) en 2017.

Sur un autre chapitre, la ministre en charge du département de la jeunesse, Nene Fatoumata Tall, essuie des critiques de détenir un poste gouvernemental alors qu’elle ne dispose même pas d’un diplôme de baccalauréat. Tall est diplômée de l’ENSUT à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

Un média local indique que cette conseillère municipale à Guédiawaye (banlieue de Dakar), devenue la première femme nommée à la tête du ministère de la Jeunesse du Sénégal, ne semble pas être dérangée du fait qu’elle ne fasse pas l’unanimité.

Elle a promis de «travailler à fond pour mériter la confiance» placée en elle par le chef de l’Etat, «parmi les millions de jeunes très compétents» du pays, commente la même source.

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