Amnesty International et 13 autres organisations de la société civile ont publié, jeudi 8 janvier, un manifeste dans lequel elles appellent les candidats aux élections législatives et communales du 11 janvier 2026 et à l’élection présidentielle du 12 avril 2026 au Bénin, à s’engager à prioriser les droits humains dans leurs programmes.
Cet appel souligne une préoccupation croissante concernant la réduction de l’espace civique sur le territoire national. Selon Dieudonné Dagbéto, Directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, le pays connaît une vague d’attaques contre les médias indépendants, ainsi que des arrestations et détentions arbitraires de personnes exprimant des opinions divergentes.
« Malgré des progrès, les femmes et des groupes marginalisés subissent des discriminations et des expulsions forcées qui mettent en péril les droits humains de milliers de personnes. Le droit à un procès équitable et l’accès à la justice font partie des questions que les nouvelles autorités doivent traiter de toute urgence », a-t-il ajouté.
Dans leur manifeste, les 14 ONG invitent à garantir les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique ; à adopter des conditions de détention plus humaines et à œuvrer pour un meilleur accès à la justice. Il est également question de protéger les personnes les plus marginalisées et de renforcer l’accès aux droits économiques, sociaux et culturels.
Dieudonné Dagbéto prévient que leurs recommandations ne sont pas exhaustives mais elles fournissent une feuille de route pour renforcer le respect des droits humains dans le pays.
Parmi les autres signataires du manifeste figurent l’Association des Blogueurs du Bénin, l’Association des Jeunes Juristes du Bénin, la Coalition des défenseurs des droits humains (CDDH), la Commission béninoise des droits de l’Homme, Human Rights Priority, Internet society (ISOC)- Bénin, Social Watch Bénin (SWB), et l’Union nationale des médias en ligne (UNAMEL).
