L’Iran abat un drone américain

Les autorités iraniennes et le Pentagone ont annoncé hier jeudi qu’un drone de l’armée américaine avait été abattu par un missile iranien, une annonce qui fait craindre une nouvelle escalade des tensions entre les deux pays.

Très tôt matin, hier jeudi, les Gardiens de la Révolution islamique ont annoncé qu’un drone américain a été abattu alors qu’il venait d’entrer dans l’espace aérien iranien dans la province côtière d’Hormozgan, dans le sud du pays.

L’Iran estime que le drone américain a mené une opération d’espionnage dans le détroit d’Ormuz et serait entré dans l’espace aérien iranien à son retour. Selon le correspondant le chaîne d’information française France 24, le drone abattu est un RQ-4 Global Hawk, l’un des plus importants aux Etats-Unis.

Le Pentagone a confirmé l’information, mais en prenant soin de préciser que le drone, un MQ-4C Triton de l’US Navy, a été abattu par un missile sol-air alors qu’il se trouvait dans l’espace aérien international au-dessus du détroit d’Ormuz, à 34 kilomètres des côtes iraniennes et qu’il n’avait « à aucun moment », violé l’espace aérien iranien.

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU a adressé une missive au secrétaire général des Nations unies et au Conseil de sécurité pour dénoncer une action américaine « provocatrice » et « très dangereuse » contre l’ « intégrité territoriale » de Téhéran, demandant à l’ONU d’intervenir auprès des Etats-Unis afin qu’ils « mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices dans la région déjà volatile du Golfe ».

En conflit avec les Etats-Unis, l’Iran a prévenu que la violation de ses frontières constituait une « ligne rouge ». Les tensions déjà fortes entre les Etats-Unis et l’Iran sont encore montées d’un cran depuis la semaine dernière lorsque deux pétroliers ont été attaqués dans le golfe d’Oman, près du détroit d’Ormuz, et après celles qui avaient visé le 12 mai des pétroliers au large des Emirats arabes unis. Les Etats-Unis imputent ces attaques à l’Iran, ce que Téhéran dément.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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