Cinquante congolais tués par des rebelles centrafricains depuis janvier en RDC

Une  cinquantaine de civils congolais ont été tués depuis janvier, dans des attaques à répétition commises par des rebelles centrafricains antibalaka contre plusieurs villages du nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué un gouverneur de province.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre civile qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

«Depuis le début de l’année, des multiples incursions meurtrières des rebelles centrafricains antibalaka en RDC ont causé la mort de plus de 50 villageois congolais», a déclaré à la presse Izato Nzege, gouverneur de la province du Nord-Ubangi (nord-ouest), affirmant que «la dernière attaque du genre s’est déroulée le week-end, faisant trois morts et deux blessés civils».

Les combattants antibalaka sont des milices d’autodéfense qui affirment vouloir protéger les chrétiens et les animistes contre les exactions des groupes musulmans en Centrafrique.

Les rebelles antibalaka font des incursions en terre congolaise «à première vue pour des raisons alimentaires puisqu’ils repartent avec des chèvres, des vaches » mais «souvent, ils pourchassent aussi leurs compatriotes» réfugiés en RDC, a indiqué Izato Nzege.

La RDC accueille 500.000 réfugiés sur son sol dont des Centrafricains, selon le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). De part et d’autre de la frontière entre la RDC et la Centrafrique, les populations parlent la même langue (le kingbandi ou le sango).

En mai 2018, l’ONU avait accusé les antibalaka d’être responsables de la mort de 76 habitants d’une ville du sud-est de la Centrafrique.

Une première unité mixte composée de militaires et d’ex-combattants de groupes rebelles va entamer sa formation, une étape cruciale du processus de paix en République centrafricaine, a annoncé la semaine dernière le Président Faustin Archange Touadéra.

Les unités mixtes doivent être composées à 40% de soldats réguliers et à 60% de combattants issus des groupes armés qui contrôlent toujours une vaste partie du territoire centrafricain.

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