Possible report de la formation du Parlement au Soudan

L’accord conclu le 17 août, entre le mouvement de contestation et les militaires ayant pris le pouvoir après la destitution d’Omar el-Béchir, prévoit qu’un Parlement devrait être formé dans un délai de trois mois, et un traité de paix avec les rebelles devrait être conclu dans les six mois.

Or, ce jeudi, le mouvement de contestation a déclaré que le Parlement sera formé une fois qu’un accord sera conclu avec les rebelles, présageant ainsi à un report de date de composition de cette assemblée.

Cette initiative proposée par des groupes rebelles, a été présentée lors des pourparlers avec les nouvelles autorités de transition. D’après un haut responsable du mouvement de contestation, Youssef Zaïn, les autorités auraient « accepté de reporter la nomination des membres du Parlement ».

Le Parlement soudanais devrait être composé de 300 membres, selon les termes de l’accord d’août. Le mouvement de contestation en nommera les deux tiers, tandis que le reste sera partagé entre les petits partis d’opposition. L’ancien parti du président déchu el-Béchir ne participera à la formation de cette institution.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok a effectué, lundi 4 novembre, sa première visite dans la région de l’ouest du pays pour y rencontrer des victimes du conflit du Darfour.

Le conflit qui a éclaté en 2003 entre des rebelles s’estimant marginalisés et le régime d’el-Béchir a fait environ 300.000 morts et provoqué le déplacement de 2,5 millions de personnes, selon les statistiques de l’ONU.

Hamdok a placé sa visite sous le signe de la pacification du Darfour et d’un retour à la vie normale. Sur le terrain, les habitants ont fait savoir au Premier ministre qu’il n’y aura pas de paix tant que les criminels ne sont pas remis à la CPI.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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