UA : Le Comité technique spécialisé préoccupé par la montée du terrorisme et de l’extrémisme

Le 33ème Sommet de l’Union africaine (UA) se tiendra les 9 et 10 février prochain dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, sous le thème «Faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l’Afrique», a annoncé la Commission de l’UA sur son site web.

A l’approche de ce sommet, le Comité technique spécialisé de l’Union africaine (UA) sur la défense, la sûreté et la sécurité, a exprimé mardi dans un communiqué, que la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent en Afrique «cause de lourdes pertes humaines et de nombreux dégâts, notamment dans les régions les plus touchées du Sahel, du Bassin du lac Tchad et de la Corne de l’Afrique».

Il craint également que ces phénomènes «se propagent rapidement à d’autres régions de l’Afrique, particulièrement dans l’Afrique occidentale, centrale et australe».

Les membres du comité technique spécialisé ont aussi «convenu de rapidement et complètement mettre en place la Force africaine en attente (FAA) dans le cadre de l’approche générale mise en œuvre sur le continent contre le terrorisme et l’extrémisme violent».

Face au péril djihadiste, cinq Etats sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis 2015 de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5.000 soldats, ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage.

De son côté, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a adopté le 21 décembre un «Plan d’action» doté d’un budget d’un milliard de dollars répartis sur cinq ans pour lutter contre le terrorisme.

Le Sahel subit des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012.

Le Burkina Faso était en deuil mercredi, jour de Noël, après une nouvelle attaque djihadiste d’envergure qui a fait 42 morts dans le nord du pays, la pire depuis cinq ans.

Trente-cinq civils, dont 31 femmes, et sept militaires (quatre soldats et trois gendarmes) ont été tués dans cette attaque armée non revendiquée, menée mardi à Arbinda, près de la frontière malienne.

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