CEDEAO: Confusion sur l’organisation du sommet anti-Boko Haram

L’organisation économique Ouest-africaine, CEDEAO a annoncé dimanche l’annulation de la tenue d’une réunion au sommet des dirigeants des pays de la région qui devait être consacrée à l’adoption d’une stratégie commune de lutte contre le groupe islamiste Boko Haram.

Cette rencontre à laquelle devaient également participer les chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), a tout bonnement été annulée, quelques heures seulement après l’annonce de sa tenue dans un précédent communiqué diffusé par la CEDEAO.

L’organisation Ouest-africaine ne précise pas non plus si ce sommet sur le terrorisme régional sera reprogrammé pour une date ultérieure ou s’il est définitivement annulé.

«Nous nous excusons vivement de ce malentendu» a ajouté la CEDEAO dans son deuxième communiqué, sans fournir d’amples précisions sur les mobiles de l’annulation du sommet. Le mystère plane donc toujours sur cette réunion qui devait se tenir à Malabo pour explorer les moyens de lutte contre les menaces terroristes qui pèsent sur la région.

Plusieurs experts de la CEDEAO et de la CEEAC s’étaient réunis jeudi à Douala, au Cameroun en prélude à ce sommet. Ils avaient notamment insisté sur la nécessité d’une réaction commune et concertée afin d’éradiquer l’organisation terroriste Boko Haram qui est basée au nord du Nigeria et s’active dans toute la région.

Cette initiative régionale s’inscrit dans la droite ligne des opérations anti-terroristes menées par une coalition militaire formée de certain pays africains contre la mouvance islamiste Boko Haram. En effet, le Nigeria avec l’aide du Tchad, du Niger, du Benin et du Cameroun, a lancé depuis début février, de nombreuses offensives contre les positions des combattants de Boko Haram. Ces opérations conjointes ont permis à la coalition de chasser le groupe islamiste de la plupart des localités qu’il occupait auparavant dans la région du lac Tchad.

Les spécialistes estiment que l’organisation d’une telle rencontre s’inscrit précisément dans le cadre du processus de réformes en cours au Nigeria depuis l’élection du nouveau président, Muhamadu Buhari.

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