Google condamné par Bruxelles pour abus de position dominante

Après plus de cinq ans d’enquête sur d’éventuels abus de position dominante dans le secteur de la recherche en ligne, la justice européenne a finalement confirmé mercredi, les soupçons qui planaient sur l’implication du géant de l’internet Google.

Après plusieurs années de procédures judicaires, les autorités européennes ont envoyé une communication de griefs au groupe américain Google pour lui signifier sa condamnation pour position dominante concernant son moteur de recherche en ligne.

Malgré le fait que cette décision juridique n’implique pas forcement une sanction ultérieure contre Google, c’est la première fois dans son histoire que le géant américain est reconnu coupable d’avoir enfreint la loi antitrust.

Cette condamnation qui vient incriminer Google, permet en même temps aux autorités européennes de lancer une procédure d’enquête sur d’éventuelles infractions à la loi antitrust concernant Android, le système d’exploitation pour smartphone de Google.

A défaut de ternir encore plus l’image du groupe américain, cette condamnation aura également eu comme conséquence d’avantager la trentaine de plaignants qui accusaient la multinationale Google de mettre davantage en avant ses services que les leurs dans les résultats de recherche sur son moteur.

Une première affaire de ce genre avait été enclenchée il y a plusieurs années aux Etats Unis par la Federal Trade Commission (FTC), institution chargée des questions de la concurrence et de la protection des consommateurs, mais par manque de preuves, l’organisation étatique avait finalement blanchi Google de ses accusations de positions dominantes.

L’annonce de la condamnation de Google dans cette affaire sonne d’ailleurs comme la conclusion d’une guerre d’usure, comme Bruxelles en a rarement connu. Les spécialistes estiment que si la défense ne parvenait pas à réfuter les accusations portées contre leur client, ou si un accord à l’amiable n’avait pas été trouvé avec les plaignants, le géant de l’internet Google pourrait risquer une amende allant jusqu’à 6 milliards de dollars.

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