Soudan du Sud : Salva Kiir contraint de signer l’accord de paix

Le président sud-soudanais, Salva Kiir, est désormais tenu de signer ce mercredi l’accord de paix avec les rebelles, après un délai qui lui avait été accordé la semaine dernière, sur sa demande, afin de consulter ses partisans. Seule la rébellion de l’opposant Riek Machar avait jusque-là paraphé le document.

Le Conseil de sécurité a fait savoir mardi qu’il «agira immédiatement» au cas où Salva Kiir ne signerait pas l’accord de paix dans le délai imparti. «Nous avons décidé de prendre des mesures immédiates si Salva Kiir ne signe pas l’accord de paix ou s’il le signe avec des réserves », a insisté Joy Ogwu, présidente du Conseil de sécurité de l’ONU.

« Nous sommes tous d’accord, je dois le dire, sur les mesures à prendre pour que quiconque est trouvé coupable, rende des comptes. Le conseil de sécurité parle d’une seule voix sur la situation au Soudan du Sud», a martelé Joy Ogwu. Les sanctions prévoient un embargo sur les armes ainsi que des sanctions ciblées à l’encontre du pays.

Toutefois, Salva Kiir a déjà indiqué, par l’intermédiaire de son porte-parole, qu’il signerait l’accord, malgré les réserves de son gouvernement. La signature devrait intervenir à l’occasion du sommet régional qui se tient ce mercredi à Juba, capitale du Soudan du Sud.

Ce sommet réunira les présidents kényan Uhuru Kenyatta, ougandais Yoweri Museveni et soudanais Omar Al-Béchir, ainsi que le premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn. En revanche, Riek Machar, déjà signataire de l’accord, n’y prendra pas part.

Le plus jeune Etat du monde est plongé dans une guerre civile depuis décembre 2013, provoquée par des rivalités ethniques entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de son ex vice-président Riek Machar. Le conflit a déjà fait des dizaines de milliers de morts et entraîné à l’exil plus de 2,2 millions de Sud-Soudanais.

La semaine dernière, deux employés de Médecins sans frontières ont été tués lors d’une attaque menée par un groupe armé dans la région de Leer, dans l’Etat d’Unité (Nord), portant à 31 le nombre d’humanitaires tués jusqu’à présent dans le pays.

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