Washington veut juger Julian Assange pour piratage informatique

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été arrêté ce jeudi à Londres, après s’être réfugié pendant sept ans au sein de l’ambassade d’Equateur, qui vient de mettre fin à son asile politique.

Le lanceur d’alerte risque d’être extradé pour son jugement aux États-Unis où il encourt jusqu’à 5 ans de prison.

En 2016, WikiLeaks avait rendu publics 250.000 câbles diplomatiques et près de 500.000 documents confidentiels relatifs aux opérations des troupes américaines en Irak et en Afghanistan.

Les Etats-Unis considèrent Julian Assange comme une menace pour leur sécurité nationale après qu’il ait diffusé tant de documents accablants pour l’armée et la diplomatie des USA et même le parti démocrate américain.

La divulgation de documents confidentiels est sévèrement sanctionnée par la législation américaine. L’ex-analyste des forces armées américaines, Bradley Manning, source de cette fuite inédite, a été condamné à une peine de 35 ans de réclusion, avant d’être commuée en une peine de prison de sept ans, par le chef d’Etat démocrate, Barack Obama.

Toutefois, le premier amendement de la Constitution américaine sur la liberté d’expression protège la diffusion de documents confidentiels par des organes de presse. C’est pourquoi l’administration Obama avait renoncé à poursuivre Julian Assange. Ce dernier a donc poursuivi ses activités depuis l’ambassade équatorienne à Londres.

Il a été finalement arrêté après une demande d’extradition formulée par le gouvernement des Etats-Unis, dont la justice le poursuit pour «association de malfaiteur en vue de piratage informatique».

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