Mozambique : Un universitaire proche de l’opposition échappe à un meurtre

Le professeur de droit constitutionnel et proche de l’opposition mozambicaine, Gilles Cistac a été interné ce mardi à l’hôpital central de Maputo la capitale après avoir été touché par balle du thorax et de l’abdomen. L’Universitaire avait publiquement soutenu le projet de l’autodétermination régionale que défend l’opposition.

L’universitaire a été conduit ce matin à l’hôpital central de Maputo, a confirmé le directeur général de cet établissement hospitalier qui a ensuite estimé que le patient était dans un état grave. Le professeur Cistac devrait subir dans l’immédiat une opération chirurgicale, ont précisé d’autres sources hospitalières.

L’homme avait fait l’objet la semaine dernière d’une sévère critique de la presse gouvernementale, lui reprochant sa prise de position sur le projet de la Résistance nationale mozambicaine (RENAMO, opposition) qui veut d’une indépendance régionale. Le directeur de l’hebdomadaire Savana dans lequel l’universitaire avait publié son point de vue a déclaré que cette tentative de meurtre n’était que politique.

De son côté, le porte-parole de la RENAMO s’est dit choqué par cette attaque. Il a ensuite déclaré que c’était une attaque dirigée contre le parti de l’opposition à cause de son projet d’autodétermination qu’il portera jusqu’au bout. Le porte-parole de la RENAMO qui parle d’un affront de l’Etat contre les libertés d’expression va jusqu’à dénoncer l’insécurité perpétuelle dans laquelle est plongée la population du Mozambique. Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée.

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