Les têtes des chefs Shebab mises à prix par les Etats-Unis

Les Etats-Unis proposent des récompenses pour toute information concernant les six principaux chefs des rebelles somaliens Shebab.

Selon la presse somalienne qui a révélé cette information, le gouvernement américain aurait mis en jeu des primes de 27 millions de dollars dont six millions (la plus grosse part) pour les renseignements concernant Abu Ubaidah. Celui-ci est le nouveau chef suprême des Shebab, ayant remplacé Ahmed Abdi Godane, abattu lors d’un raid américain qui avait eu lieu le 1er septembre 2014.

Washigton est bien décidé de continuer le combat contre les terroristes somaliens, et prêt à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour neutraliser la menace que représentent ces derniers.

La dernière attaque des Shebab remonte au 31 octobre passé. Le groupe avait attaqué un grand hotel (Sahafi) de la capitale somalienne Mogadiscio, faisant au moins 12 morts.

Les shebab, chassés depuis mi-2011 de Mogadiscio, cherchent à renverser le gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale. Ils sont retirés dans des zones rurales, d’où ils continuent à mener des opérations de guérilla et des attentats suicides.

La force militaire de l’Union africaine en Somalie (Amisom), présente dans le pays depuis 8 ans, s’évertue à les déloger de leur dernier refuge. L’Amisom compte près de 21.000 soldats provenant d’Ouganda, du Burundi, de Djibouti, d’Ethiopie et du Kenya.

Mais, récemment, les éléments de l’armée kenyane ont été accusés d’être impliqués dans des trafics servant de relais pour le financement des Shebab. Selon le rapport d’une enquête menée par le collectif « Journalists for Justice », basé à Nairobi, les soldats des Forces de Défense kényanes (KDF) sont engagés dans des trafics de charbon et de sucre en Somalie, générant des centaines de millions de dollars, dont une partie sert à financer les islamistes somaliens.

«Au lieu d’affronter les Shebab sur le terrain», les KDF et de hauts gradés militaires «participent à des activités commerciales associées à la corruption», mentionne le rapport qui ajoute que «cette économie illégale bénéficie à la fois aux Shebab et à ceux qui prétendent les combattre».

Le porte-parole de l’armée kényane a dénoncé ces accusations. «Comment pourrions-nous nous asseoir avec les Shebab et la minute suivante être en train de nous entretuer?», s’est interrogé le colonel David Obonyo.

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