Un nouveau jalon vient d’être posé dans les relations bilatérales entre Nouakchott et Dakar où une séance de travail présidée par les Premiers ministres sénégalais, Ousmane Sonko et mauritanien, El Moctar Ould Djay, a été couronnée par la signature de quatre instruments juridiques renforçant la coopération bilatérale.
Il s’agit d’un Accord de coopération pour l’échange de publications liées aux domaines de la documentation et de l’histoire ; d’un Protocole d’accord sur la coopération dans l’industrie ; d’un Protocole d’entente dans le domaine des minéraux et d’un Mémorandum d’accord sur le Fonctionnement du Cadre Régional de Coordination des Activités du Projet Régional de Développement Local du Fleuve Sénégal.
Lors d’un point de presse conjoint, le chef du gouvernement mauritanien, Ould Djay a souligné que sa visite de travail à Dakar, s’inscrit dans le cadre de la volonté des deux pays de diversifier leur coopération basée sur la confiance.
«Cette visite nous a permis de faire le point sur les importantes avancées réalisées au niveau de plusieurs dossiers de coopération stratégiques : la gestion de la sécurité aux frontières, l’Energie, le Transport, la Pêche, l’Elevage, entre autres», a-t-il déclaré, annonçant également la fixation de nouveaux objectifs pour les équipes gouvernementales des deux pays.
De son côté, Sonko a insisté sur le caractère particulier des liens entre le Sénégal et la Mauritanie. Saluant la qualité de la séance de travail ayant permis d’aborder des thématiques variées comme l’agriculture et la gestion des ressources naturelles, Sonko a également mis l’accent sur les infrastructures, citant, entre autres, le pont de Rosso encore en phase de construction, qui reliera les deux pays à travers le fleuve Sénégal.
Le Premier ministre sénégalais a plaidé pour une « vision commune » de la frontière entre les deux pays, soulignant «cet espace ne doit pas être conçu comme une rupture. C’est un continuum pour les deux pays », ajoutant que «nous avons émis le souhait partagé d’avoir une vision commune de ce que nous pouvons faire de cet espace».
Les deux hommes ont enfin réaffirmé leur volonté de maintenir une concertation permanente sur les questions d’intérêt commun ; évoquant d’emblée la nécessaire réactivation immédiate du Groupe d’impulsions interministérielles, un organe chargé de la mise en œuvre des accords signés entre les deux pays.
