Le Conseil national de sécurité (CNS) en Côte d’Ivoire, réuni jeudi sous la direction du Président Alassane Ouattara, a dressé un bilan positif de la situation sécuritaire nationale, marquée par une diminution notable de la criminalité, tout en dévoilant un plan d’action renforcé pour éradiquer définitivement l’orpaillage clandestin.
« Il ressort que la situation sécuritaire de notre pays continue d’être stable, du fait de l’efficacité des opérations de sécurisation menées par nos Forces de Défense et de Sécurité, sur l’ensemble du territoire national », affirme le communiqué publié par le CNS après la réunion, citant une baisse continue de plusieurs formes de criminalité (attaques de coupeurs de route, de commerces, vols de véhicules…).
L’organe officiel qui dirige la sécurité et la défense du pays s’est félicité du bon déroulement de l’opération « Épervier Spécial » ayant permis de détruire 56 fumoirs, de saisir 183 tonnes de médicaments de qualité inférieur et falsifiés (MQIF) et médicaments détournés; ainsi que plus de 3 500 engins pour des infractions routières.
Sur le plan humain, cette intervention, débutée le 7 septembre pour une durée de 90 jours à Bouaké, Daloa et Korhogo, et qui a mobilisé 1 320 policiers et gendarmes, a permis l’interpellation de 196 individus pour trafic et incitation à la violence, ainsi que de 180 enfants en conflit avec la loi.
Le Conseil National de Sécurité a noté enfin, avec satisfaction, le succès des festivités marquant la commémoration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, début août dernier.
Toutefois, malgré ce bilan globalement satisfaisant, le CNS a prôné une vigilance accrue, notamment sur les accidents de la circulation qui sont passés de 1 549 cas en juillet 2026 à 1 657 en août 2026, soit une hausse d’environ 7 %.
Au chapitre de l’orpaillage illégal, le CNS a décidé de consolider la réponse étatique, par le biais de diverses mesures, en vue d’éradiquer ce fléau, tout en saluant l’engagement des préfets de région à y mettre fin d’ici six mois dans leurs circonscriptions respectives.
Il s’agit, entre autres, du renforcement des capacités militaires et fluviales ; du durcissement des sanctions pénales ; et de l’instauration d’un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale.
