L’UA exige une participation pleine des femmes aux efforts de paix durable dans l’Est de la RDC

En marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies qui se tient cette semaine à New-York, l’Union africaine (UA) a convoqué hier lundi 21 septembre, une réunion de haut niveau sur le programme «Femmes, paix et sécurité» (FPS), avec l’objectif d’appeler à la participation pleine, égale et effective des femmes aux solutions politiques de la crise qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Animé par l’envoyée spéciale de l’UA pour le programme FPS, Liberata Mulamula, cet événement a rassemblé la Reine Mathilde des Belges, le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, la Secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina J. Mohammed, ainsi que le Ministre burundais de l’Éducation nationale, François Havyarimana, représentant le Chef de l’Etat du Burundi et Président en exercice de l’UA, Évariste Ndayishimiye.

Chacun de ces dirigeants s’est exprimé, à tour de rôle, sur le sujet, selon un communiqué publié sur le site de l’UA. « Si les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par les conflits, elles sont aussi en première ligne des efforts visant à prévenir la violence, à soutenir les communautés et à reconstruire la cohésion sociale», a souligné la Reine Mathilde.

Jusqu’ici trop souvent cantonnées à un rôle périphérique ou symbolique, les femmes doivent désormais devenir des architectes de la résolution des conflits en RDC, c’est le message porté par le président de la Commission de l’UA, Ali Youssouf.

Ce dernier a insisté sur la nécessité absolue de passer des promesses aux actes en traduisant les capacités de médiation des femmes africaines en une influence durable sur le terrain, notamment à travers leur participation aux tables de négociations et aux différents mécanismes de paix et de sécurité en cours.

Pour sa part, la SG adjointe de l’ONU a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à œuvrer avec l’UA, l’Union européenne et d’autres partenaires pour renforcer la participation effective des femmes aux processus de paix et de sécurité.

De son côté, le Représentant du Président de l’UA a réaffirmé l’engagement du Burundi à promouvoir le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits.

« Le message était clair : une paix durable dans la région des Grands Lacs exige que les femmes participent de manière significative et structurelle au processus, de la médiation et de la négociation à la mise en œuvre, au suivi et à la vérification », a conclu le communiqué de l’UA.