La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a réuni des experts techniques de ses États membres à Johannesburg, en Afrique du Sud, autour d’un atelier de trois jours (du 17 au 19 septembre) visant à renforcer la paix et la sécurité régionales par l’élaboration d’un guide régional sur la gestion du renseignement dans les services correctionnels.
Les participants ont partagé les expériences nationales de leurs pays, examiné les cadres institutionnels existants et développé des approches pratiques en matière de gestion du renseignement au sein des services concernés, indique le communiqué de l’institution qui mise sur le renseignement pénitentiaire pour anticiper les menaces.
Loin de se limiter à la simple garde et à la réinsertion des détenus, les établissements correctionnels sont désormais reconnus comme des maillons essentiels de la sécurité nationale et régionale, capables de fournir des renseignements précieux à même de contribuer à l’alerte précoce et à la prise de décisions éclairées.
« Les participants ont souligné l’importance de ces institutions non seulement pour la gestion des délinquants, leur réinsertion et la sécurité publique, mais aussi pour le repérage et la prévention des nouvelles menaces à la sécurité », précise le communiqué.
L’atelier a été officiellement inauguré par le commissaire principal Melusi Hlanze du Royaume d’Eswatini, représentant la présidence en exercice de l’Organe de la SADC pour la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité.
Il a réaffirmé, dans son discours d’ouverture, l’engagement de la SADC en faveur de la prévention et de l’action précoce, éléments essentiels au maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionales.
Pour sa part, Ntambose Banda, du Centre régional d’alerte précoce du Secrétariat de la SADC, a, entre autres, souligné que cette initiative s’inscrit en ligne droite avec les grandes orientations de l’organisation, notamment le Traité de la SADC, la Vision 2050 de la SADC et au Plan indicatif régional de développement stratégique (RISDP) 2020-2030 qui érigent la paix et la bonne gouvernance en piliers essentiels du développement durable.
Le communiqué assure que cet atelier, qui a bénéficié du soutien financier de l’Union européenne, devrait contribuer à l’élaboration d’un cadre régional harmonisé favorisant le partage d’informations, soutenant des réponses proactives aux défis sécuritaires et renforçant l’efficacité globale de l’architecture de paix et de sécurité de la SADC.
