ONU : Washington bien résolue à accélérer le processus de règlement politique du dossier du Sahara marocain

A l’approche de l’échéance d’octobre au Conseil de sécurité de l’ONU, le dossier du Sahara marocain s’inscrit au cœur des efforts diplomatiques américains et marocains visant à faire progresser le processus politique pour aboutir à un règlement politique définitif.

À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale prévue du 22 au 28 septembre à New-York, l’Administration Trump affirme travailler avec les Nations unies dans le cadre d’un « processus politique actif », avec l’objectif de dépasser la logique des renouvellements successifs du mandat de la MINURSO, déployée dans la région depuis près de trois décennies sans résultats palpables.

L’administration Trump examine ainsi l’avenir de la mission onusienne, dont le mandat arrive à échéance le 31 octobre 2026. Une délégation américaine s’est d’ailleurs rendue en août 2028 à Laâyoune pour discuter de l’évolution de cette mission de l’ONU, sachant que Washington souhaite privilégier les démarches politiques et réévaluer certaines opérations de maintien de la paix injustifiées. Les États-Unis maintiennent parallèlement leur reconnaissance, annoncée en décembre 2020, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

De son côté, Rabat prépare activement l’examen du mandat de la MINURSO par le Conseil de sécurité en s’appuyant notamment sur le soutien réaffirmé des États-Unis, de la France et du Royaume-Unis, trois Etats membres permanents du Conseil de sécurité, à la proposition marocaine d’autonomie, présentée par ces pays comme unique base crédible et réalisable pour un règlement définitif du litige territorial autour du Sahara Occidental marocain.

Cette position a été également confortée par les démarches de la diplomatie marocaine auprès de plusieurs membres non permanents du Conseil, dont les derniers en date, le Danemark et la Grèce qui ont exprimé leur appui au plan d’autonomie, ainsi que la Colombie qui a carrément rompu récemment ses liens avec le front Polisario.

La configuration actuelle du Conseil de sécurité s’annonce donc largement favorable à la position marocaine. Outre ces membres permanents et non permanents qui observent des positions favorables au Maroc dans ce dossier, les deux autres membres permanents, la Russie et la Chine observent une neutralité positive en s’abstenant lors du vote des résolutions du Conseil de sécurité sur le Sahara.

Pour rappel, après la reconnaissance par les États-Unis en décembre 2020, de la souveraineté du Maroc pleine et entière sur son Sahara occidental, la France a elle aussi reconnu en 2024, la marocanité du Sahara, tandis que Londres affiche depuis 2025, son soutien au plan marocain d’autonomie.

L’échéance d’octobre devrait ainsi constituer un moment décisif pour l’avenir de la mission onusienne et la place accordée au processus de règlement politique basé sur la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, et consacre la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara.