Les Etats-Unis dénoncent une gouvernance par les armes au Soudan

Le Département d’Etat des Etats-Unis s’est offusqué, mardi 22 septembre, de l’obstination aussi bien des Forces armées soudanaises que celle des Forces de soutien rapide (FSR), qui continuent de plonger le Soudan dans la pire crise humanitaire au monde ; affirmant sans détour, que leurs dirigeants respectifs «ne gouvernent que par la force des armes».

Pour Washington, les responsables de ces deux entités militaires ne représentent pas une «gouvernance légitime et constitutionnelle» pour le Soudan et sont, par conséquent, «inéligibles à gouverner» le pays.

«Malheureusement, ni les Forces armées soudanaises ni les Forces de soutien rapide n’ont pris d’engagements sérieux en faveur d’une trêve immédiate et ont, au contraire, redoublé leurs opérations de combat ainsi que leurs frappes de drones, qui tuent des civils », a regretté le président américain, Donald Trump, cité dans le communiqué du Département d’Etat.

Malgré les appels internationaux répétés, les deux belligérants ont refusé de déposer les armes, ajoute le Département d’Etat, soulignant que «nous avons demandé à plusieurs reprises aux deux parties d’accepter une trêve humanitaire telle qu’elle a été présentée, sans pré-conditions, et de s’engager dans un dialogue politique inclusif menant à une transition vers un gouvernement civil ». Ces étapes, estime la même source, «sont essentielles pour parvenir à une paix durable au Soudan».

Pour briser cette impasse militaire et restaurer la dignité du peuple soudanais, indique le communiqué, les Etats-Unis et le président Trump seraient prêts à coopérer avec tout interlocuteur crédible engagé pour la paix au Soudan. Washington entend accentuer, parallèlement, la pression financière et politique sur l’ensemble des belligérants et sur les réseaux qui entretiennent le conflit inter-soudanais.

L’administration Trump a réitéré sa volonté à soutenir un plan de paix au soudan, ajoute le le Département d’Etat avant de conclure que «le peuple soudanais est prêt à s’engager dans un dialogue civil constructif. Avec des partenaires déterminés, nous pouvons instaurer la paix au Soudan».