Destruction de 105 tonnes d’ivoire au Kenya

Le Kenya a brûlé quelque 105 tonnes d’ivoire (des défenses d’éléphants et de cornes de rhinocéros), samedi 30 avril, au parc national de Nairobi, dans le cadre de la lutte contre le braconnage des éléphants.

Il s’agit là de la plus grande cérémonie de destruction d’«or blanc» organisée pour la première fois en Afrique. Un geste symbolique fort pour les autorités Kenyanes, selon des observateurs.

«Personne, je répète, personne n’a de commerce à faire avec l’ivoire, car ce commerce est synonyme de mort pour nos éléphants et de mort pour notre patrimoine naturel», a déclaré le chef de l’Etat kenyan, Uhuru Kenyatta, lors de la cérémonie, ajoutant que «pour nous, l’ivoire n’a aucune valeur à part sur nos éléphants».

Kenyatta était accompagné de ses homologues gabonais, Ali Bongo Ondimba, et ougandais, Yoweri Museveni, ainsi que de la ministre française de l’environnement, Ségolène Royal.

Ali Bongo s’est adressé pour sa part aux braconniers, leur promettant que «nous allons mettre un terme à votre business et la meilleure chose que vous puissiez faire, c’est de prendre votre retraite». Ségolène Royal à, elle, annoncé l’interdiction prochaine de tout commerce d’ivoire en France.

D’après des spécialistes, l’Afrique ne compte plus que 500.000 éléphants, soit moins de la moitié qu’il y a 30 ans. Chaque année, 30 000 bêtes sont tuées par des braconniers, près d’un animal toutes les quinze minutes.

Cet événement de l’incinération des défenses d’éléphants a conclu le «Sommet des géants», tenue la semaine passée à Nanyuki, dans le centre du Kenya, et consacré à la protection des éléphants. Le sommet a réuni plusieurs spécialistes de la lutte contre le braconnage.

Kenyatta compte réitérer son message d’interdiction de commerce d’ivoire en septembre prochain, lors de la réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), en Afrique du Sud.

Aujourd’hui, la Chine reste le plus gros pays demandeur d’ivoire, le kilo se négociant dans ce pays autour de 1.000 euros.

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