La Banque mondiale accorde 50 millions de dollars à la Tunisie pour renforcer sa résilience face aux inondations

La Banque mondiale (BM) a annoncé, mercredi 4 mars dans un communiqué, un financement additionnel de 50 millions de dollars destiné au Programme intégré de résilience aux catastrophes en Tunisie (ResCat), dont l’enveloppe initiale s’élève à 125 millions de dollars.

Ce soutien vise à étendre la protection contre les inondations urbaines à Tunis-Ouest, Gabès et Djerba, trois régions très exposées à ces catastrophes naturelles, au bénéfice de plus de 660.000 personnes.

Le financement additionnel de la BM, ajoute le communiqué, vise à maintenir les entreprises en activité, à protéger les emplois et à créer de nouvelles opportunités d’emplois locaux, en particulier dans l’exploitation et l’entretien des infrastructures de protection contre les inondations.

Ces fonds devraient, par ailleurs, renforcer les liens entre les investissements physiques, la modernisation des systèmes hydrométéorologiques et d’alerte précoce et le financement des risques de catastrophe, afin de garantir que les infrastructures, les données et la protection financière fonctionnent ensemble dans le cadre d’un système intégré de résilience.

«En renforçant la protection contre les inondations dans les régions fortement exposées, ainsi que les systèmes d’alerte précoce et de protection financière, ce financement supplémentaire contribuera à protéger les vies et les moyens de subsistance et à soutenir un développement plus résilient et plus inclusif », a assuré Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD), le ResCat a enregistré de résultats solides, depuis son lancement en 2021 et il a déjà contribué à protéger près de 170.000 personnes vulnérables, des inondations dans plusieurs villes tunisiennes notamment à travers le déploiement de systèmes pilotes d’alerte précoce.

La Tunisie continue d’être confrontée à d’importants risques d’inondation, exacerbés par le changement climatique. Les pluies torrentielles de janvier 2026, les plus fortes en 70 ans, ont paralysé de nombreuses régions, soulignant l’urgence de la situation climatique nationale, ajoute la Banque dans son communiqué.