Madagascar : Un ancien ministre arrêté en plein enterrement

L’ancien ministre malgache, Augustin Andriamananoro a été arrêté ce samedi alors qu’il assistait aux obsèques de sa belle-mère dans la ville de Itaosy à Madagascar. Son parti a dénoncé une arrestation illégale, aux motivations politiques, et a évoqué un «kidnapping».

Ce membre influent du bureau national du Mapar, le parti de l’ancien président de transition, Andry Rajoelina, est accusé d’être un des meneurs, fin septembre, des manifestations non autorisées contre l’exploitation aurifère chinoise de Soamahamanina. Ces manifestations s’étaient transformées en violets affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants.

Augustin Andriamananoro est détenu à la gendarmerie de Niarinarivo en attendant son audition, puis il sera déféré devant le parquet.

Le porte-parole de Mapar, Pierre Houlder, a dit ne pas comprendre l’approche utilisée par les autorités pour appréhender Andriamananoro. «Ils auraient pu convoquer monsieur Augustin à la gendarmerie», a-t-il affirmé. La formation politique soutient qu’Andriamananoro était présent à la manifestation parce que celle-ci avait lieu dans sa région natale, Itasy.

Le chef de la circonscription de gendarmerie de la capitale, le général Florens Rakotomahan, a fait savoir, pour sa part, qu’Andriamananoro était bien convoqué, mais qu’il ne s’était jamais présenté à la gendarmerie. «On a été informé de sa présence à Madagascar parce qu’on a utilisé un agent du renseignement. Donc, on a choisi le moment où l’enterrement était terminé et c’est sur la route qu’on a arrêté monsieur Augustin Andriamananoro», a confié  Rakotomahan, soutenant agir conformément à la loi. 

La société chinoise, Jiuxing Mines, avait obtenu une autorisation d’exploitation pour chercher de l’or, argent, fer, plomb, zinc et béryllium pour une durée de 40 ans, sur les terres de la commune de Soamahamanina. Si les autorités mettent en avant l’importance des investissements étrangers, les habitants de la commune, eux, pensent à leurs «terres agricoles détruites».

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