Cinq casques bleus tchadiens tués au nord du Mali

Cinq casques bleus tchadiens ont trouvé la mort jeudi dans la région de Kidal, au nord du Mali, après le passage de leur véhicule sur un engin explosif, portant à dix le nombre de soldats de la paix tchadiens tués au Mali depuis le début de ce mois.

L’explosion s’est produite au passage du convoi entre les villes d’Aguelhok et de Tessalit. Les cinq soldats tués appartenaient à la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Quatre autres soldats ont été blessés dans l’explosion, a précisé un porte-parole de l’ONU.

Avant d’être délogés par une coalition militaire franco-africaine, Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar dine et enfin le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest, les trois franchises du réseau terroriste Al Qaïda, contrôlaient la partie nord du Mali qu’ils ont isolée du pays pendant une dizaine de mois. Les auteurs du carnage n’ont pas encore revendiqué l’attaque. Cependant, tout laisse croire qu’ils appartiennent à l’une des trois organisations terroristes encore actives dans la région.

Les terroristes disposent d’armement sophistiqués et de techniques de pointe qui leurs permettent de mener des attaques contre les convois internationaux qui traversent la région. En plus des explosifs et mines utilisés contre des véhicules de l’ONU, les djihadistes multiplient les attentats suicides et les attaques à la voiture piégée.

Ce drame s’inscrit dans une longue série d’attaques terroristes ayant ciblé durant ce mois, les forces de l’ONU dans la région. Le 2 septembre, quatre autres casques bleus tchadiens avaient été tués par une mine, s’en est suivi la mort d’un autre soldat de la paix dans la même région, deux semaines après.

Une cérémonie a été organisée à Aguelhok à la mémoire des soldats tchadiens et africains tués dans attentats des djihadistes.