Après avoir été reçu le 19 février dernier à Moscou, par le président russe, Vladimir Poutine, le Chef de l’Etat de la Transition à Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina a tenté ce mercredi 24 février, lors de sa première visite officielle à l’Elysée, de rassurer le partenaire français autour de la durabilité de leur coopération bilatérale diversifiée.
« Dans un contexte international marqué par de nombreux défis, les deux Présidents réaffirment leur engagement pour un partenariat renouvelé, équilibré et résolument tourné vers l’avenir, fondé sur le respect mutuel et orienté vers des résultats concrets au bénéfice de leurs populations respectives », mentionne un communiqué conjoint entre les deux parties, au terme de l’audience accordée par le président français, Emmanuel Macron à son homologue malgache, Randrianirina.
Paris et Antananarivo ont admis, à demi-mots ce 24 février, que le pouvoir de Transition malgache va davantage diversifier sa coopération dans plusieurs domaines, au détriment des privilèges qui étaient accordés auparavant à la France, en sa qualité d’ex-puissance coloniale.
Les deux Chefs d’Etat ont ainsi « agréé une série d’orientations fixant le cap de la relation bilatérale pour les deux années à venir », soit l’échéance de la Transition annoncée par les nouvelles autorités malgaches.
Un nouveau cap que les deux partenaires souhaitent faire passer par une « consolidation de la relation politique, le soutien de la France au développement économique de Madagascar, et la poursuite de la coopération de sécurité et de défense ».
Fidèle à une promesse classique de Paris à l’égard des Transitions en Afrique francophone, Emmanuel Macron a « réitéré ce 24 février le soutien de la France à la poursuite du processus en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre du calendrier établi » par la Transition malgache.
Pour la France, la « relation avec Madagascar reste prioritaire en Afrique », avait souligné l’Elysée avant la visite du colonel Michaël Randrianirina à Paris.
Depuis janvier 2026, des instructeurs militaires russes sont sur la Grande île pour, officiellement, « former leurs homologues malgaches au maniement d’armes livrées en décembre 2025 par Moscou, dont des drones ». Un cap, une consolidation d’alliance stratégique que le colonel Michaël Randrianirina n’entend pas du tout changer sous sa gouvernance.
