Lomé a réaffirmé le mercredi 25 février dans un communiqué, son attachement à un règlement pacifique dans le différend maritime qui l’oppose à Accra, et ce après la décision du Ghana de vouloir recourir à un arbitrage international à la place des négociations directes.
Le Togo dit avoir reçu, le 20 février dernier, une notification officielle du Ghana annonçant sa décision unilatérale de recourir à une procédure d’arbitrage international pour la délimitation de la frontière maritime entre les deux pays, en application de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982.
Cette démarche d’Accra intervient alors que, depuis juin 2018, des négociations bilatérales sont en cours, à travers la Commission nationale des frontières maritimes du Togo et la Ghana Boundary Commission, en vue d’aboutir à une solution consensuelle, font comprendre les autorités de Lomé.
« En choisissant la voie de l’arbitrage, Accra marque une rupture avec le cadre des discussions bilatérales en cours », souligne le Gouvernement togolais qui a pris acte de la décision du pays voisin, « tout en réaffirmant son attachement au règlement pacifique des différends, au bon voisinage et au respect des principes de justice et d’équité consacrés par le droit international. »
Toutefois, Lomé affirme se réserver le droit de faire valoir, par toutes les voies de recours disponibles, les droits et intérêts légitimes du Togo dans le cadre du règlement définitif de ce différend.
Le gouvernement togolais rappelle que les négociations entre les deux pays étaient conduites dans un esprit de dialogue et de coopération, et auraient permis d’importantes avancées techniques, notamment l’adoption d’une carte marine commune et la définition consensuelle de points de référence pour la délimitation.
Ces pourparlers étaient initiés après plusieurs incidents maritimes survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans une zone maritime non délimitée.
