Des signes d’ouverture émergent dans la crise soudanaise, selon le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric qui note une volonté de coopération des belligérants pour la désescalade et la protection des civils, indique un communiqué publié lundi par le service d’information de l’ONU.
Dujarric a évoqué cette lueur d’espoir après des rencontres menées par l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Soudan, Pekka Haavisto, avec le général Abdel Fattah Al-Burhan, le chef de l’armée régulière soudanaise (Forces armées soudanaises, FAS), à Khartoum, puis avec le général Mohamed Hamdan Hemedti, le chef des Forces de soutien rapide (FSR), à Nairobi (Kenya).
«Ces consultations ont constitué une occasion constructive d’échanger des points de vue et d’explorer des pistes concrètes de désescalade et de protection des civils. Toutes les parties prenantes ont exprimé leur volonté de coopérer avec les Nations Unies et l’Envoyé personnel », a déclaré Dujarric.
Des discussions ont également eu lieu au Caire entre, d’une part, l’Envoyé spécial et, d’autre part, des responsables égyptiens, des représentants de la Ligue des États arabes ainsi que des membres de la diaspora soudanaise.
Par ailleurs, l’ONU se félicite de la reprise progressive des opérations humanitaires. Plusieurs agences ont rouvert des bureaux fermés depuis le début de la guerre il y a près de trois ans, signe d’une possible amélioration de l’accès humanitaire. Il est annoncé, dans ce cadre, que la coordonnatrice humanitaire, Denise Brown, prévoit de retourner à Khartoum, malgré un environnement sécuritaire critique.
Bien que jugés encourageants, ces signes d’ouverture doivent impérativement se traduire par des actions concrètes pour mettre fin aux souffrances des Soudanais, déclare l’ONU qui réitère également la nécessité de protéger le personnel médical et les infrastructures.
Le Plan de réponse humanitaire 2026, qui nécessite 2,9 milliards de dollars pour venir en aide à plus de 20 millions de personnes, n’est financé qu’à 16 %, avec seulement 465 millions de dollars disponibles, déplore l’ONU qui lance un appel urgent à la mobilisation internationale.
Avec plus de 33,7 millions de personnes ayant besoin d’une aide vitale, le Soudan fait face à « l’une des crises humanitaires et sanitaires les plus graves au monde aujourd’hui ».
