La BAD salue le soutien du Sommet Africa Forward à sa Nouvelle architecture financière africaine

Le Groupe de la Banque africaine de développement a informé, mercredi dans un communiqué, avoir obtenu un soutien politique majeur à la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), lors du Sommet Africa Forward tenu du 11 au 12 mai à Nairobi (Kenya).

En effet, les dirigeants africains, les partenaires internationaux et les institutions de développement se seraient engagés pour un mécanisme de garantie panafricain transformateur conçu pour débloquer les investissements, réduire le coût du capital et accélérer la création d’emplois sur le continent, explique le document.

A l’occasion de ses discours au Sommet, le président du Groupe de la Banque, Sidi Ould Tah, a présenté la NAFAD comme une réponse africaine audacieuse à l’une des contraintes structurelles les plus pressantes du continent.

Il a mis le doigt sur l’incapacité de l’Afrique à transformer des liquidités abondantes en capitaux investissables à grande échelle. Selon lui, le défi du continent « ne résidait pas dans un manque de capitaux, mais plutôt dans l’absence de mécanismes capables de transformer le risque et d’attirer les investissements à long terme. »

« L’Afrique n’est pas pauvre en capitaux. L’Afrique est pauvre en capacité de transformation du risque », a soutenu Ould Tah, expliquant que la NAFAD « n’est pas une nouvelle institution », mais plutôt un cadre de coordination conçu pour aligner les acteurs financiers africains et internationaux autour de quatre principes, à savoir : la subsidiarité, la complémentarité, la coordination et la transformation disciplinée des risques.

Le patron de la BAD a également présenté l’ATIDI (African Trade & Investment Development Insurance) comme premier résultat concret de la NAFAD. Il s’agit d’un assureur panafricain d’investissements et de crédits basé à Nairobi et chargé d’ancrer l’architecture continentale de garantie de l’Afrique.

Il a enfin souligné que l’Afrique disposait désormais à la fois de la plateforme institutionnelle et de la dynamique politique nécessaires pour accélérer ses ambitions.

« Le moment politique est venu. L’institution existe. L’approche a été approuvée. La stratégie de financement est définie. Il ne reste plus qu’à prendre la décision collective d’accroître la puissance financière de l’Afrique pour soutenir sa transformation », a conclu le patron de la BAD, Sidi Ould Tah.