Le Chef de l’Etat du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine (UA), Evariste Ndayishimiye a lancé mardi à Kinshasa, un plaidoyer crucial pour la gestion de la maladie à virus Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) depuis mi-mai 2026, invitant la communauté internationale à privilégier la coopération transfrontalière plutôt que l’isolement.
« J’appelle tous les Etats à ne pas fermer les frontières, mais plutôt à encadrer cette maladie ensemble », a-t-il déclaré, ajoutant que « l’ouverture des frontières devrait faciliter l’entrée de l’aide internationale » et éviter ainsi d’asphyxier les zones touchées par cette épidémie.
En visite de 48 heures en RDC, laquelle s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale, Ndayishimiye a exprimé sa solidarité avec ce pays voisin, lors d’un point de presse animé conjointement avec son homologue congolais Félix Tshisekedi, à l’issue d’une réunion de la Task Force nationale de lutte contre la maladie à virus Ebola.
Cette séance de travail de haut niveau a réuni la Première ministre congolaise, Judith Suminwa, les ministres concernés, ainsi que des experts de premier plan comme le Directeur général du CDC Africa, Jean Kaseya, et le Directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), Jean-Jacques Muyembe Tanfum.
Devant la presse, le Président Evariste Ndayishimiye a également adressé ses encouragements à l’équipe de la riposte contre cette 17e épidémie d’Ebola dans le pays, causée par la souche rare Bundibugyo, et qui a déjà fait, officiellement, plus de 1000 cas confirmés et 250 décès.
De son côté, Tshisekedi a primis qu’il se rendrait très prochainement dans la province de l’Ituri pour une évaluation personnelle de la situation épidémiologique sur le terrain.
