Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République fédérale de Somalie a publié mardi 03 novembre, une déclaration officielle dans laquelle il condamne « avec la plus grande fermeté la prétendue accréditation » d’un ambassadeur israélien à Hargeisa, ainsi que la pose de la première pierre d’une future ambassade sur le territoire somalien.
Pour le gouvernement fédéral somalien, ces actions, menées sans son consentement, constituent « une violation flagrante de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Somalie. »
Rappelant la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, la déclaration souligne que « l’établissement de relations diplomatiques et de missions diplomatiques permanentes requiert le consentement de l’Etat souverain. »
Mogadiscio considère ainsi que ces démarches initiées par Israël et la région séparatiste du Somaliland, qui demeure pour Mogadiscio, une partie intégrante et inséparable de la République fédérale de Somalie, sont dépourvues de tout effet juridique.
Le gouvernement somalien rappelle aussi que la «reconnaissance illégale» du Somaliland par Israël, en décembre 2025, avait déjà été critiquée et rejetée par l’Union africaine, l’IGAD, la Ligue des États arabes et l’Organisation de la coopération islamique (OCI).
Il a averti que, dans un contexte d’insécurité accrue en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, les actions qui encouragent la fragmentation et le mépris des frontières internationalement reconnues risquent d’exacerber les tensions dans une région déjà fragile.
Mogadiscio a exigé qu’Israël revienne immédiatement sur ces mesures, et invité tous les Etats et organisations internationales à les rejeter et à s’abstenir de tout engagement qui pourrait leur conférer une légitimité.
La diplomatie somalienne a indiqué que le gouvernement fédéral de la Somalie se réservait le droit d’engager toutes les mesures diplomatiques, politiques et juridiques appropriées en vertu du droit international pour défendre la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du pays, avant de conclure que «la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Somalie doivent être respectées» et que «l’unité de la nation somalienne n’est pas négociable».
