Washington envisage des mesures supplémentaires contre le gouvernement sud-soudanais

Les Etats-Unis ont exigé des autorités du Soudan du Sud, d’adopter des actes en faveur de l’arrêt de la guerre qui secoue le pays depuis près de 4 ans, et de ne plus se limiter aux seules «paroles».

«Les Etats-Unis sont prêts à adopter des mesures supplémentaires contre le gouvernement – ou quiconque d’autre – s’il n’agit pas pour mettre un terme aux violences et alléger les souffrances au Soudan du Sud», a prévenu l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU, Nikki Haley lors d’une réunion du Conseil de sécurité mardi à New-York, ajoutant que son pays jugera «le président Salva Kiir et son gouvernement sur leurs actions, pas sur leurs paroles». Nikki Haley n’a pas, pour autant, dévoilé la nature des mesures envisagées.

Au cours de la même rencontre du Conseil de sécurité, il a été évoqué l’entrave que met le gouvernement sud-soudanais à l’aide humanitaire et le fait qu’il utilise cet obstacle comme une arme de guerre dans ses combats contre des rebelles dans la ville de Wau.

Cette aide humanitaire est pourtant appelée, selon l’ONU, à contribuer à l’amélioration de la situation «catastrophique» dans plusieurs régions du pays. Environ six millions de personnes seraient en proie à la faim au Soudan du Sud et près de deux millions d’entre elles étant «au bord de la famine».

D’après une déclaration de la Sous-secrétaire générale aux Opérations de maintien de la paix, Bensitou Keita, les agressions contre les travailleurs humanitaires sont en augmentation au Soudan du Sud.

«Sur les plus de 200 incidents visant des acteurs humanitaires survenus en septembre et en octobre, près de 100 ont été attribués à des acteurs étatiques», a-t-elle fait savoir, rappelant qu’en 2017, pas moins de 19 travailleurs humanitaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions.

Keita a appelé au respect du cessez-le-feu décrété par le président Salva Kiir en mai dernier et à l’application de l’accord de paix signé en 2015 pour espérer résoudre le conflit dans le pays.

Dans la foulée, elle a informé que le déploiement de la Force de protection régionale, qui dépend de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS), serait achevé d’ici la fin de l’année.

La guerre civile au Soudan du Sud, provoquée par le conflit entre le président Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, a déjà fait des dizaines de milliers de morts et quelque 4 millions de déplacés.

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