Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a mis en garde, hier mercredi, contre les restrictions d’Internet et la suspension de 10 ONG à la veille des élections présidentielles, soulignant que ces mesures sont «profondément inquiétantes».
Le scrutin présidentiel, qui se tient ce jeudi 15 janvier, est en effet marqué par la suspension totale de l’accès public à Internet, ordonnée par la Commission ougandaise des Communications, à compter du 13 janvier 2026 jusqu’à nouvel ordre.
Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de prévenir la «désinformation», d’éviter les «fraudes électorales» et d’empêcher «l’incitation à la violence» durant la période électorale.
L’agence onusienne rappelle que l’accès sans entrave à la communication et à l’information est «essentiel à la tenue d’élections libres et authentiques» et souligne ainsi la nécessité, pour les tous les citoyens ougandais, de prendre part activement «à la construction de leur avenir et de celui de leur pays».
Le président sortant, Yoweri Museveni (81 ans) est au pouvoir depuis 1986 et compte briguer un septième mandat consécutif. Son principal adversaire, le chanteur devenu politicien Bobi Wine, a aussi fustigé l’interruption de la connexion Internet, y voyant une manœuvre du pouvoir pour dissimuler de possibles irrégularités électorales.
