Le Maroc et la Banque africaine de développement (BAD) ont officiellement lancé, ce lundi 26 juillet à Rabat, le Programme d’appui et de financement de l’entrepreneuriat pour la création d’emplois (PAFE-Emplois), lors d’un atelier qui a réuni les représentants du Groupe de la BAD, des institutions nationales, des partenaires techniques et financiers et les équipes chargées de sa mise en œuvre.
Le PAFE-Emplois vise, selon un communiqué de la BAD, à soutenir les dispositifs publics d’accompagnement des entrepreneurs, le financement d’un entrepreneuriat inclusif, le renforcement des mécanismes d’incitation destinés aux très petites et moyennes entreprises (TPME) et le soutien aux approches opérationnelles innovantes en faveur de l’emploi.
Ce programme favorise une croissance inclusive et déploie des solutions innovantes pour transformer durablement la création d’emplois à travers une gestion axée sur les résultats, soutient-on. Il s’inscrit dans le cadre de la Feuille de route pour l’emploi du Maroc ainsi que la Stratégie nationale d’inclusion financière.
Le responsable du bureau pays du Groupe de la BAD au Maroc, Achraf Tarsim a déclaré qu’«en liant les lignes de garanties et subventions à l’investissement pour les TPME à des objectifs emplois, ce nouveau financement axé sur les résultats, contribuera à transformer le potentiel entrepreneurial en impact» et offrira aux jeunes et aux entrepreneurs « les moyens de façonner leur avenir».
Grâce à un don de l’initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA) et au soutien de partenaires institutionnels (Tamwilcom, ministère de l’Investissement) et financiers (KfW, BID), les femmes entrepreneures devraient bénéficier d’une subvention qui les aidera à finaliser la préparation de leurs projets et à lever des fonds.
La BAD rappelle qu’elle a mobilisé, depuis 1978, près de 15 milliards d’euros pour financer plus de 150 projets et programmes au Maroc ; ses interventions couvrant des secteurs stratégiques tels que le transport, la protection sociale, l’eau et l’assainissement, l’énergie, l’agriculture, la gouvernance et le secteur financier.
