L’ONU entérine le calendrier électoral en RDC et met en garde contre tout retard

Le Conseil de sécurité de l’ONU a entériné le nouveau calendrier électoral en République démocratique du Congo (RDC), tout en recommandant aux autorités de Kinshasa de respecter le nouveau délai, précise un communiqué de l’ONU publié mardi.

«Les membres du Conseil de sécurité prennent note de la publication par la commission électorale nationale et indépendante de RDC du calendrier électoral prévoyant une présidentielle, des législatives et des élections provinciales le 23 décembre 2018», indique le communiqué qui souligne également «l’importance capitale de s’assurer que ces scrutins ne soient pas encore repoussés».

Le Conseil se dit prêt à agir contre «tous les acteurs congolais dont les actions et déclarations pourraient entraver (…) l’organisation des élections dans les délais», poursuit le document. Il a appelé «les autorités congolaises et toutes les institutions concernées à prendre sans retard toutes les mesures nécessaires pour s’assurer que ce nouveau calendrier soit respecté scrupuleusement».

L’ONU tient aussi à ce que les scrutins «soient organisés dans la transparence et de manière inclusive» afin de permettre «un transfert pacifique du pouvoir».

Pour «désamorcer les tensions» qui secouent le pays, l’organisation internationale recommande la libéralisation des «prisonniers politiques» et la garantie des libertés fondamentales.

Elle a de même, exhorté tous les Congolais à œuvrer pour la préservation des acquis encore fragiles sur la voie de la paix et de la stabilité, et l’ensemble des partis politiques ainsi que leurs partisans à rester calmes et à s’abstenir de toute forme de violence.

Rappelons que l’opposition congolaise est contre le nouveau calendrier électoral. Elle exige le départ de Joseph Kabila d’ici fin décembre. Des manifestations étaient prévues cette semaine, mais elles ont été interdites par les autorités. Kabila avait achevé son deuxième et dernier mandat depuis décembre 2016. Un accord politique passé entre la majorité et l’opposition prévoyait la présidentielle en 2017, mais cette échéance ne sera pas respectée.

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