Une conférence à Paris pour la renaissance du Niger et la collecte de fonds

Niamey tient, du mercredi 13 au jeudi 14 décembre à Paris, sa Conférence pour la renaissance du Niger, en vue de motiver des financements pour son Plan de développement économique et social (PDES 2017-2021).

La journée du mercredi était consacrée à la présentation du PDES et des grands projets structurants, aux bailleurs de fonds et partenaires techniques au développement.

Le PDES s’articule autour de 5 axes clés, notamment la renaissance culturelle, le développement social, l’accélération de la croissance économique, l’amélioration de la gouvernance, ainsi que la gestion durable de l’environnement.

Ce jeudi, la conférence est dédiée au Forum des investisseurs et à la présentation des opportunités d’affaires au Niger dans les secteurs à forte rentabilité (agriculture et élevage, infrastructures et transports, énergie et hydrocarbures, mines.

Pour susciter l’intérêt des investisseurs, près de 90 projets devraient être présentés par Niamey et des rencontres entre entrepreneurs nigériens et étrangers sont également au programme de cette rencontre.

Le Niger espère réunir 17 milliards de dollars (7 milliards des bailleurs internationaux et 10 milliards des investisseurs privés), selon la ministre du Plan, Kané Aichatou Boulama qui chapeaute la Conférence. L’Etat nigérien devrait apporter 10 milliards pour faire un total de  27 milliards de dollars nécessaire pour financer le PDES.

La stratégie de développement lancée par le gouvernement nigérien devrait conduire à avoir en cinq ans une croissance soutenue de 7% en moyenne, toujours d’après Boulama, précisant que cette accélération attendue de la croissance repose sur la transformation du monde rural et la contribution du secteur privé.

La chargée du département du Plan a rassuré que qu’investir au Niger n’est plus risqué, dans la mesure où les codes d’investissements ont été modernisés. Elle a rappelé que son pays a progressé de 32 places en cinq ans dans le classement Doing Business sur le climat des affaires de la Banque mondiale.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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