Soudan du Sud : le manque de financement retarde la mise en route de l’accord de paix

Le manque de financement retarderait l’application de l’accord de paix signé en septembre dernier entre le président sud-soudanais, Salva Kiir et l’ex-chef rebelle Riek Machar, c’est un des constats faits lors de la troisième réunion plénière de la Commission mixte de suivi et d’évaluation (JMEC) tenue à Juba, la capitale du Soudan du Sud.

Il était prévu que, dans les 30 jours suivant la signature de l’accord, les parties en conflit devaient pouvoir désengager leurs troupes et créer des points de cantonnement pour leurs forces. Mais, les moyens ayant fait défaut, ce processus a été retardé.

Pour le ministre adjoint des Affaires étrangères, Deng Dau Deng, déplorant le non cantonnement de groupes armés, il est clair que « quand on n’a pas de ressources, on ne peut pas avancer ». Pour lui, « c’est la disponibilité de ces ressources qui permettra au processus d’avancer ». Une façon d’alerter la communauté internationale sur la nécessité de financer l’accord de paix en vue de mettre en mettre en œuvre les mesures clés adoptées.

Augostino Njoroge, président par intérim de la JMEC, a indiqué, pendant la rencontre, que le désengagement, le cantonnement et la réunification des forces armées au Soudan du Sud allaient constituer un tournant décisif pour l’application de l’accord.

« Il est très important que toutes les forces armées du Soudan du Sud soient réunifiées » et « aucun effort ne doit être épargné pour parvenir à cet objectif », d’autant plus que la « la période de transition approche à grands pas », a-t-il insisté.

Cette période de 30 mois devrait commencer en mai prochain. Njoroge a, pour sa part, invité le Comité pré-transitionnel national et le gouvernement d’union nationale provisoire sortant à ne ménager aucun effort pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en route de l’accord.

La guerre civile au Soudan du Sud qui a éclaté depuis 2013 a déjà fait plus de 380.000 morts. Plusieurs accords de paix ont été déjà signés, mais n’ont jamais abouti. Certaines zones dans le pays sont toujours le théâtre d’affrontements entre rebelles et forces gouvernementales.

 

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