Diffusion des premières images en cinq ans du chef de l’Etat islamique Al Baghdadi

Pour la première fois en 5 ans, le chef de l’Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi, est apparu dans une vidéo de propagande diffusé hier lundi par l’organisation djihadiste.

La date à laquelle la vidéo a été filmée n’est pas connue, pas plus que le lieu du tournage. L’homme qui s’y présente comme Abou Bakr al-Baghdadi apparait avec une longue barbe grise qui semble être teinte au henné, assis les jambes croisées sur un coussin, et parle doucement à trois hommes dont les visages ont été floutés, s’arrêtant quelques secondes au milieu de ses phrases.

Il relate les attentats commis à l’occasion des fêtes de la Pâque catholique, contre des églises et des hôtels au Sri Lanka le 21 avril dernier. Ces attentats, revendiqués par son organisation, ont tué 253 personnes, et ont été présentés comme une «vengeance pour les frères à Baghouz», en référence à ce village de l’est de la Syrie qui fut le dernier réduit territorial du «califat».

Le supposé al-Baghdadi déclare que «la bataille pour Baghouz est maintenant terminée», promettant de futures représailles de l’Etat islamique.

Selon SITE, le centre américain de surveillance des mouvements extrémistes et l’expert irakien de l’Etat islamique, Hicham Hachemi, l’homme dans l’enregistrement est bel et bien le chef de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi.

Le califat qu’il a autoproclamé en 2014 a été déclaré éradiqué en mars dernier en Syrie, au terme d’une offensive de combattants arabes et kurdes soutenus par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Abou Bakr al-Baghdadi, qui est apparu pour la première et dernière fois en public en 2014 à Mossoul, dans le nord de l’Irak, pour proclamer son califat, est aujourd’hui l’homme le plus recherché du monde avec une prime de 25 millions de dollars offerte par les Etats-Unis pour sa capture.

Agé de 47 ans, diabétique, blessé au moins une fois, il a été surnommé le «fantôme», sa mort ayant été annoncée à plusieurs reprises. Il se terrerait dans le désert syrien et ne dirigerait plus à présent, que des troupes disloquées.

A propos de François Saint-Sauveur

Journaliste Ex RFI

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