Jumia suspend ses services de commerce électronique au Cameroun

Le distributeur électronique Jumia Technologies a annoncé l’arrêt de ses activités de commerce sur son site de vente en ligne au Cameroun, en raison du contexte économique actuel de ce pays d’Afrique centrale.

«En dépit de la croissance rapide enregistrée mois après mois et du retour positif de nos clients, nous sommes parvenus à la conclusion que notre modèle opérationnel ne convenait pas au contexte économique actuel du Cameroun», a déclaré le détaillant en ligne dans un communiqué paru lundi 18 novembre.

Les indicateurs du groupe sont au plus bas depuis son entrée à la bourse de New York il y a 8 mois environ. Après une hausse de son action ses trois premières semaines, proche de 50 dollars, cette dernière ne fait que chuter jusqu’à atteindre un bas niveau d’environ 5 dollars ce mardi 19 décembre.

La suspension de ses services intervient après cinq ans d’activités dans le pays, durant lesquelles, l’entreprise de e-commerce a livré des milliers de commandes. Quelques 200 employés se retrouvent désormais sans travail.

La filiale camerounaise de Jumia a indiqué toutefois vouloir continuer à aider ses clients à développer leurs activités en ligne via la plateforme gratuite de petites annonces Jumia Deals. « Il s’agit de la plateforme n°1 des annonces classées au Cameroun qui connecte chaque mois des milliers de fournisseurs avec des centaines de milliers de clients potentiels », a déclaré le directeur général de Jumia Cameroun.

Le Cameroun est secoué, depuis trois ans, par une crise dans ses régions anglophones (Nord-Ouest et le Sud-Ouest) qui réclament leur indépendance, affectant ipso facto l’économie nationale.

Le 31 octobre dernier, Washington a menacé de mettre fin, dès janvier 2020, aux avantages commerciaux préférentiels accordés au Cameroun, dans le cadre de l’AGOA (loi sur la Croissance et les perspectives économiques en Afrique). Cette initiative est motivée par « des violations flagrantes des droits de l’homme internationalement reconnus », dont le gouvernement camerounais s’est rendu coupable.

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