Barrage sur le Nil : L’se dit déçue par la médiation américaine

L’Ethiopie a exprimé sa «déception» suite à l’annonce par la médiation américaine d’un accord pour résoudre ses différends avec l’Egypte et le Soudan concernant son projet de «Grand barrage de la renaissance» (GERD) sur le Nil, qui traverse et alimente ses deux voisins.

Le Trésor américain, qui supervise les pourparlers entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan, a affirmé vendredi dernier dans un communiqué qu’un accord avait été trouvé et a invité l’Ethiopie, qui a boycotté les pourparlers de ces derniers jours à Washington, à le signer «au plus tôt».

En fin de semaine dernière aussi, l’Egypte a affirmé avoir été à l’origine de cet accord, qu’elle a qualifié de «juste et équitable» et dans «l’intérêt commun des trois pays».

L’Ethiopie a répliqué en estimant «que les négociations n’étaient pas terminées» après cette réunion à Washington entre Steven Mnuchin, secrétaire américain au Trésor et les parties égyptienne et soudanaise, à laquelle les Ethiopiens n’ont pas participé.

Le GERD doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique, mais l’Égypte craint une réduction drastique du débit du Nil en cas de remplissage trop rapide du réservoir par l’Éthiopie.

Vendredi, le Trésor américain a dit que le remplissage du réservoir «ne devrait pas avoir lieu sans accord» entre les trois pays, mais l’Ethiopie, qui veut commencer à produire de l’énergie électrique en fin d’année, a déclaré samedi dernier, qu’elle commencerait à remplir son réservoir «en parallèle» aux travaux de construction du barrage.

Le projet du GERD est depuis 2011, l’objet de vives tensions entre Le Caire, Addis-Abeba et Khartoum, mais les négociations se sont accélérées ces derniers mois. Le Nil bleu prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil, qui traverse ensuite l’Égypte et se jette dans la Méditerranée.

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