Nigeria/Elections : Les observateurs de l’UE attendus cette semaine

Une équipe des observateurs de l’Union Européenne (UE) devant superviser le déroulement des élections au Nigéria, est attendu cette semaine à Abuja.

La mission d’observation européenne sera présidée par l’eurodéputé espagnol, Santiago Fisas Ayxela, selon un communiqué du bureau de l’UE au Nigeria.

La Commission électorale indépendante du Nigeria (INEC) a accrédité 88 groupes d’observateurs pour les prochaines élections, dont 72 groupes nationaux et 16 internationaux.

Le 14 février, les Nigérians vont se rendre aux urnes pour élire le président de la République et les députés fédéraux, tandis que la date du 28 février a été retenue pour l’élection des gouverneurs et des législateurs d’Etat.

L’UE assure ne pas lésiner sur les moyens pour garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles au Nigeria. « Nous ne nous concentrons pas uniquement sur les jours des élections, mais sur tous les aspects du processus électoral, y compris sur l’arbitrage des requêtes bien après la fin des votes », précise la même source.

L’INEC a toutefois déjà mis en place quelques garde-fous pour éviter des dépassements par rapport aux missions accordées. Dans son site web la Commission exige des observateurs accrédités de respecter l’Etat d’affectation, au risque d’être sanctionnés.

Point n’est besoin de préciser que les élections au Nigéria se préparent dans un contexte dominé par les massacres, de plus en plus intensifs, perpétrés dans le pays par le groupe islamiste Boko Haram qui étend ses attaques à certains pays voisins.

Depuis hier, un sommet international s’est ouvert au Niger, consacré à la lutte contre la menace que constitue ce groupe terroriste armé dans la région. Treize pays africains y sont représentés pour étudier, en collaboration avec des partenaires internationaux, les mesures concrètes pour la coordination des actions déjà en cours dans la zone.

One thought on “Nigeria/Elections : Les observateurs de l’UE attendus cette semaine

  1. Il faudrait que les observateurs fassent attention aux menaces de Buhari qui veut appeler les musulmans à la contestation s’il perd les élections, exactement comme il l’a fait en 2011, avec les résultats qu’on connait (plus de 800 morts en trois jours).

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