Sahara Occidental: La stratégie diplomatique marocaine porte ses fruits

Le plan d’autonomie du Sahara Occidental proposé par Rabat depuis près de 10 ans est de plus en plus plébiscité au niveau continental, un constat qui s’illustre notamment par le nombre important de pays africains qui retirent progressivement leurs reconnaissances à la république sahraouie (RASD),  autoproclamée par le Polisario avec le soutien de l’Algérie.

Dans une nouvelle offensive diplomatique sur la question brûlante du Sahara occidental qui oppose l’Algérie au Maroc depuis plus de 40 ans, Rabat fait pencher la balance de son côté. Dernier exemple en date, la  Zambie qui a définitivement retiré sa reconnaissance à la RASD.

Le gouvernement zambien a en effet annoncé le week-end dernier son retrait de la reconnaissance de la république prônée par le Polisario. L’annonce a été faite par le ministre zambien des Affaires Etrangères, Harry Kalaba, lors d’une conférence tenue samedi dans la capitale marocaine, Rabat.

Ce revirement constitue un double échec pour l’Algérie, puisque la décision de la Zambie de retirer sa reconnaissance à la RASD a été actée le jour même de la désignation du nouveau chef du Polisario, Brahim Ghali.

Cette victoire diplomatique du Maroc marque la tendance actuelle qui prévaut au niveau africain sur le dossier du Sahara. Outre la Zambie, de nombreux autres pays africains ont récemment affirmé leur plein soutien à l’initiative marocaine d’autonomie du Sahara Occidental.

La plan d’autonomie que propose Rabat vise à donner de larges pouvoirs aux populations locales, de manière à leur garantir le respect de leurs particularités culturelles et ethniques. Il s’agira de leur laisser le libre choix concernant leur mode de gouvernance politique et économique.

La seule condition est le maintien de ces provinces sahraouies du sud du pays sous souveraineté marocaine.

Proposé par le Maroc en 2007, le plan d’autonomie est considéré par la plupart des  grandes capitales mondiales comme le modèle le plus réaliste pour la résolution de ce conflit quadragénaire qui continue d’empoisonner les relations entre le Maroc et l’Algérie.

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