Le FMI prête 305 millions de dollars à Madagascar

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a accordé ce mercredi à Madagascar, un prêt de 305 millions de dollars étalés sur trois ans, dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Ce programme devrait soutenir la balance des paiements, renforcer les réserves en devises et renflouer les caisses de l’Etat malgache. C’est une bouffée d’oxygène pour le pays, après deux ans et demi de négociations, quoi que le prêt reste conditionné par la mise en œuvre de plusieurs réformes.

Les fonds seront versés en 7 tranches, dont la première, de l’ordre de 44 millions de dollars, sera décaissée dans les jours qui viennent, tandis les autres dépendront du respect de l’Etat face à ses engagements. Le conseil d’administration du FMI se réunira tous les 6 mois jusqu’en 2019 pour évaluer l’avancement des réformes dans le pays.

Parmi les préalables exigés au gouvernement malgache figure une meilleure gestion des  dépenses publiques et des recettes, ainsi que des améliorations dans le cadre de la lutte contre la corruption. Le bailleur de fonds attend aussi de Madagascar le renforcement de la JIRAMA, l’entreprise nationale d’eau et d’électricité.

Mais l’institution de Bretton Woods reconnaît déjà les efforts entrepris par l’Etat malgache. «Les membres du Conseil ont félicité les autorités malgaches pour les efforts qu’elles ont entrepris dans le cadre du  Programme de référence  ainsi que dans la réalisation des différentes actions préalables qui ont conditionné l’examen par le Conseil de la requête du pays», a déclaré Patrick Imam, représentant du FMI à Madagascar.

«Cela a permis à ce dernier non seulement de se constituer un portefeuille de résultats solides mais aussi et surtout de montrer sa ferme détermination à vouloir mettre en œuvre les réformes nécessaires pour le développement du pays», a-t-il poursuivi.

Pour le président malgache, Hery Rajao­narimampianina, et son entourage, ce prêt est un «symbole fort de la reprise des relations financières des institutions internationales et un signal fort lancé aux partenaires techniques et financiers pour ouvrir les vannes. C’est, également, une manifestation de la satisfaction des partenaires internationaux concernant la concrétisation des réformes de l’administration et des finances publiques.»

 

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