Le groupe français Vinci accusé de maltraiter ses travailleurs au Qatar lance une opération transparence

Le géant français du BTP «Vinci», dont la filiale Qatari Diar Vinci Construction (QDVC)) avait été mise en cause en 2015 par l’ONG Sherpa, vient d’organiser une vaste opération mains propres à laquelle plusieurs médias français ont été conviés.

L’objectif de Vinci est de faire connaitre les conditions de travail et de vie des milliers de travailleurs immigrés sur les gigantesques chantiers d’infrastructures actuellement menés au Qatar.

Le voyage de presse organisé en début de semaine au Qatar devait permettre à Vinci de faire visiter les installations dédiées aux ouvriers. Les journalistes ont passé quelques heures sur la base vie construite en 2014 au milieu d’un désert caillouteux à une trentaine de kilomètres de Doha, dans des standards très éloignés des représentations européennes, mais dans le respect de la dignité humaine.

Le directeur des ressources humaines de QDVC, Hans Mielants a expliqué aux journalistes que le camp compte 1.200 ouvriers rémunérés à 450 euros net par mois, que la base vie compte une clinique, une mosquée et plusieurs terrains de sport, et qu’elle serait l’une des plus agréables du pays.

Les dirigeants de QDVC ont également profité de l’occasion pour mettre en avant les conclusions globalement favorables à Vinci de l’audit des activités de QDVC, réalisé début janvier par l’Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois, la fédération syndicale mondiale du secteur.

Seule ombre au tableau de cette journée porte ouverte, les journalistes n’ont pas pu rencontrer des représentants du partenaire de Vinci, Qatari Diar, le fonds souverain du Qatar qui possède 51% de QDVC, pas plus que les sous-traitants, mis en cause par le passé.

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